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Activité physique adaptée (APA) et hypertension artérielle

  • 6 févr.
  • 3 min de lecture

1) L’ hypertension artérielle


L’hypertension artérielle (HTA) correspond à une élévation persistante de la pression du sang dans les artères. Lorsqu’elle n’est pas traitée, elle augmente les risques d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque, de lésions rénales et de troubles visuels.





En complément des traitements médicamenteux, une activité physique régulière contribue à faire baisser la pression artérielle et à protéger le cœur comme les vaisseaux. Aujourd’hui, l’activité physique adaptée (APA) est reconnue comme un élément clé de la prise en charge des maladies cardiovasculaires chroniques.


2) Le rôle des traitements


Les médicaments prescrits dans le traitement de l'hypertension artérielle, HTA, ont trois objectifs principaux :

  • abaisser durablement la pression artérielle ;

  • préserver les organes cibles (cœur, cerveau, reins) ;

  • réduire le risque d’accidents cardiovasculaires.




Ces traitements donnent de meilleurs résultats lorsqu’ils sont associés à des mesures d’hygiène de vie : activité physique, alimentation équilibrée, modération du sel, arrêt du tabac. L’APA ne remplace donc pas les médicaments, mais les complète. Lorsque la tension se stabilise sur la durée, elle peut même permettre au médecin d’ajuster le traitement à la baisse, au cas par cas.


3) Effets bénéfiques de l’APA


Sur la tension artérielle : Les activités d’endurance — marche rapide, vélo, natation — abaissent la tension au repos comme à l’effort, améliorent la souplesse des artères et la forme physique. Les efforts intenses auront à l'inverse des effets négatifs sur la tension artérielle. Leur efficacité est bien démontrée et les risques sont faibles lorsqu’elles sont bien encadrées. Une pratique régulière réduit aussi l’inflammation vasculaire : elle fait baisser les marqueurs comme la CRP ultrasensible ou l’interleukine-6, qui participent à l’athérosclérose (formation de plaque dans la paroi des artères) et à l’HTA. Cet effet anti-inflammatoire renforce la protection cardiovasculaire.

Sur la tolérance des traitements :

  • Fatigue, baisse de moral : l’activité physique améliore le tonus, le sommeil et le bien-être.

  • Troubles métaboliques ou prise de poids : elle aide à contrôler le poids et la glycémie.


En résumé, bouger régulièrement aide à réguler la tension, à réduire l’inflammation et à mieux supporter les traitements.


4) Les bonnes pratiques de l’APA



Principe général : un programme doit être progressif, personnalisé et sécurisé, établi avec l’aide d’un professionnel (médecin, enseignant APA, kinésithérapeute…).

a) Objectifs hebdomadaires :

  • 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine (ex. marche active), ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux.

  • 2 séances hebdomadaires de renforcement musculaire (exercices légers à modérés, respiration fluide).

  • Limiter la sédentarité : se lever et bouger toutes les 30 à 60 minutes.

b) Activités recommandées :

  • Endurance : marche rapide, vélo (classique ou d’appartement), natation, danse, jardinage dynamique.

  • Renforcement musculaire : exercices au poids du corps, bandes élastiques ou charges légères.

  • Souplesse/équilibre : étirements, yoga doux, tai-chi.

c) Intensité :Se baser sur l’échelle d’effort perçu (0–10) : rester entre 3 et 6 pour un effort modéré à soutenu.

d) Progression et sécurité :

  • Échauffement de 10 minutes, retour au calme de 5 à 10 minutes.

  • Augmenter le volume d’entraînement graduellement (environ +10% par semaine).

  • Boire régulièrement, porter des chaussures adaptées, éviter les fortes chaleurs.

  • En cas de douleur thoracique, malaise, essoufflement anormal ou tension excessive après l’effort, arrêter et consulter.


À retenir

L’activité physique adaptée est une composante à part entière du traitement de l’hypertension. Chaque pas compte : l’essentiel est de commencer à son rythme, avec plaisir, et de progresser régulièrement .Un accompagnement par un professionnel formé garantit sécurité et efficacité.


Sources:

  • Inserm, Activité physique – Prévention et traitement des maladies chroniques (2019).

  • Hamer M. et al., Whitehall II Cohort Study.

  • Lavie C.J. et al., Review on Physical Activity and Inflammatory Markers.

  • Panagiotakos D.B. et al., ATTICA Study.

  • Physical Activity Guidelines for Americans, 2e édition.

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